Pourquoi l'UEFA a-t-elle sanctionné les tifos de Jeanne d'Arc et du Christ ?

Pourquoi l'UEFA a-t-elle sanctionné les tifos de Jeanne d'Arc et du Christ ?

40 000 euros.

C'est le montant de l'amende infligée à l'Étoile Rouge de Belgrade pour avoir déployé un tifo représentant une icône orthodoxe de Jésus-Christ, accompagné de la banderole : « Que notre foi vous conduise à la victoire ».

82 750 euros.

C'est ce que devra payer le LOSC, notamment pour un tifo représentant Jeanne d'Arc, épée à la main, avec le slogan « French never die ». Un tifo que l'UEFA a qualifié d'incitation à la haine.

Jeanne d'Arc. Le Christ. Deux figures du patrimoine chrétien européen. Sanctionnées par l'instance dirigeante du football européen.

La question s'impose d'elle-même : qu'est-ce qui dérange vraiment ?


Les faits, sans filtre

26 février 2026. Belgrade.

L'Étoile Rouge de Belgrade reçoit le LOSC en barrages de la Ligue Europa. Dans le Marakana — l'un des stades les plus bouillants d'Europe — les supporters serbes déploient un tifo monumental : une icône orthodoxe du Christ, entourée de la devise de leur foi.

Pour les supporters serbes, ce geste est naturel. La foi orthodoxe est au cœur de l'identité serbe. Le Christ n'est pas un symbole politique. C'est le cœur de leur culture, de leur histoire, de leur identité.

L'UEFA ne l'entend pas ainsi. Le tifo est jugé « inapproprié » et susceptible de « porter atteinte à la réputation du football ». Amende : 40 000 euros.

Quelques semaines plus tôt, à Villeneuve-d'Ascq, le LOSC avait déployé en tribune Nord un tifo représentant Jeanne d'Arc, figure nationale française par excellence, accompagnée du slogan « French never die ». L'UEFA y voit une animation « incitant à la haine ». Amende incluse dans une facture totale de 82 750 euros.


Le deux poids deux mesures

Arrêtons-nous sur les mots choisis par l'UEFA.

« Incitation à la haine. »

Jeanne d'Arc incite à la haine ? La jeune bergère de Domrémy, qui a libéré Orléans et sacré Charles VII à Reims, incite à la haine ? Le symbole de la résistance française, canonisée par l'Église en 1920, incite à la haine ?

« Inapproprié pour un événement sportif. »

Une icône du Christ est inappropriée ? Dans un stade serbe, dans un pays où l'Église orthodoxe est indissociable de l'identité nationale depuis des siècles ?

Ces qualifications révèlent quelque chose de profond. Pas une lutte contre la haine. Mais un rejet de ce que le patrimoine chrétien représente pour des millions d'Européens.

Un exemple parle mieux que mille mots.

En Allemagne, le FC Kaiserslautern a déployé face à Düsseldorf un tifo monumental représentant un démon aux ailes déployées, accompagné d'une inscription latine gravée en bas de tribune :

"Ad lucem nos trahe, orbem mundi abysso submerge, animas praedare."

Traduit : "Conduis-nous vers la lumière, engloutis le monde dans l'abîsse, dévore les âmes."

Une invocation satanique explicite. Un démon colossal. Des milliers de spectateurs. En plein match de football européen.

Sanction de l'UEFA : aucune.

Récapitulons :

  • Le Christ orthodoxe à Belgrade → 40 000 euros d'amende
  • Jeanne d'Arc à Lille → incluse dans 82 750 euros d'amende
  • Un démon invoquant l'abîsse en Allemagne → silence total

Le deux poids deux mesures n'est plus une impression. C'est un fait documenté.


Ce que ces sanctions révèlent

L'Europe se construit depuis des décennies sur un projet de neutralité culturelle. Effacer les particularismes. Lisser les identités. Créer un espace commun débarrassé de tout ce qui pourrait diviser.

Mais ce projet a un angle mort : il ne reconnaît pas que le christianisme n'est pas une religion parmi d'autres en Europe. C'est la matrice de sa civilisation.

Les cathédrales gothiques, le droit romain christianisé, la philosophie scolastique, les universités médiévales, l'art de la Renaissance, les valeurs de dignité humaine et de justice — tout cela est issu, directement ou indirectement, de la tradition chrétienne.

Sanctionner un tifo du Christ à Belgrade ou de Jeanne d'Arc à Lille, tout en laissant passer une invocation démoniaque en Allemagne, ce n'est pas lutter contre la haine.

C'est choisir quelle mémoire on efface.


Pourquoi cela nous concerne

Chez Lysius, nous croyons profondément à une chose : le patrimoine chrétien français mérite d'être défendu, transmis, célébré.

Pas par provocation. Mais parce que Jeanne d'Arc, le Christ, la fleur de lys, Saint Louis, Charles Martel — ces figures ne sont pas des symboles de haine.

Ce sont les piliers d'une civilisation.

C'est pour cela que nous créons des vêtements qui portent ces figures. C'est pour cela que 5 % de nos bénéfices sont reversés à des fondations de préservation du patrimoine français. C'est pour cela que nous racontons ces histoires.

Parce que si personne ne les raconte, elles disparaissent.

Et parce que porter Jeanne d'Arc sur un t-shirt, c'est aussi une façon de dire : cette histoire est la nôtre. Et nous n'avons pas honte d'en être fiers.

Découvrez notre t-shirt Jeanne d'Arc, notre t-shirt IC XC NIKA et portez l'héritage de la France et du Christ.